e-commerce : Une croissance attendue de 24% en France en 2011 pour 38.7 milliards d’euros, la seconde plus forte progression en Europe
Publié le 21 Janvier 2011 par PressFRLA CROISSSANCE DES VENTES TOTALES DE DETAIL EN FRANCE NE DEVRAIT PAS EXCEDER 2,2% SUR LA MEME PERIODE
L’ECOMMERCE EUROPEEN ATTEINDRA 202,9 MILLIARDS D’EUROS EN 2011 ET DEPASSERA LES ETATS-UNIS
L’e-commerce est l’un des secteurs parmi les plus dynamiques en France et en Europe. De 121 milliards d’euros en 2008, il a progressé de 42% à 171,9 milliards l’année dernière [1] sur le vieux continent. En 2010, les ventes Internet ont continué de progresser fortement, avec une croissance de 19,4% sur un an, soit 5,9% des ventes totales de détail en Europe. En comparaison, les ventes Internet aux Etats-Unis ont progressé de seulement 2% en 2009 et de 11,4% en 2010 pour atteindre 173 milliards de dollars [2]. Le marché européen a progressé plus rapidement que le marché nord américain au cours des trois dernières années et cette tendance devrait se confirmer en 2011. En effet, le shopping en ligne européen devrait croître de 18% pour atteindre 202,7 milliards d’euros à la fin de l’année, contre 10,9% aux Etats-Unis (192 milliards de dollars) [1].
Les tendances du e-commerce en 2010 :
- En France les ventes Internet ont généré 31,2 milliards d’euros en 2010, avec une croissance de 26%, la deuxième plus forte progression d’Europe derrière la Pologne (34,5%) [1]
- Pour la deuxième année consécutive, la France, le Royaume-Uni (52,1 milliards d’euros) et l’Allemagne (39,2 milliards d’euros) comptent pour plus de 70% des dépenses en ligne européennes [1]
- Les cyberacheteurs français ont dépensé chacun 1208 euros pour une moyenne de 26 produits achetés [3]
- L’e-commerce a représenté 6% des ventes totales de détail en France en 2010 et pourrait atteindre 7,3% à fin 2011[1]
Les prévisions 2011 :
- Les ventes en ligne en France devraient croître de 24% cette année, de 31,2 à 38,7 milliards d’euros [1]
- En comparaison, les ventes totales de détail en France devraient progresser de seulement 2,2% [4]
- La Pologne (33,5%), la France (24%) et la Suède (22,1%) devraient connaître les plus fortes croissances européennes en matière de ventes en ligne, tandis que le Royaume-Uni (14%) et l’Allemagne (15%) fermeraient la marche [1]
- Cette année, les cyberacheteurs français devraient dépenser en moyenne 1441 euros chacun sur Internet, soit 19,2% de plus qu’en 2010 [3]
20 janvier 2011 – Malgré le contexte économique actuel, le secteur du e-commerce reste l’un des plus dynamiques en Europe et particulièrement en France. Aujourd’hui la nouvelle étude Kelkoo révèle une croissance des ventes en ligne de 26% en 2010 en France, soit 6,4 milliards d’euros de mieux que l’année précédente, pour un total de 31,2 milliards – comptant pour 6% des ventes totales de détail dans l’Héxagone. L’étude commanditée par Kelkoo et réalisée par le Centre for Retail Research, propose les premières estimations du e-commerce en 2010 en France et dans 10 autres pays d’Europe, et révèle ses prévisions en matière de ventes sur Internet pour 2011. Le rapport conclut que d’ici la fin de l’année, le secteur du e-commerce représenterait en France un chiffre d’affaires de 38,7 milliards d’euros, soit une croissance de 24%, comptant pour 7,3% des ventes totales de détail [1].
Les tendances du e-commerce en 2010
En 2010, la France est le 3e marché d’Europe en matière de e-commerce, avec 31,2 milliards d’euros, derrière le Royaume-Uni (52,1 milliards) et l’Allemagne (39,2 milliards). A eux seuls, ces trois pays représentent 71% des ventes européennes en ligne en 2010. La Pologne (3,4 milliards d’euros), la Norvège (4 milliards) et le Danemark (4,5 milliards) affichent les résultats les plus bas des pays européens étudiés [1]. Depuis dix ans, le e-commerce européen connaît une croissance bien plus rapide que les ventes de la distribution traditionnelle, grâce à une progression de 42% en moyenne entre 2008 et 2010. Dans le même temps, les ventes sur Internet connaissaient une croissance de 68% en France, contre 33% en Allemagne et 30% au Royaume-Uni. Le classement des « Big online three » (Royaume-Uni, Allemagne, France) n’a pas changé depuis 2003, même si l’on assiste inévitablement à un ralentissement de la croissance de ces pays arrivés à maturité [2].
Toutefois si l’on observe les résultats de chaque pays en tenant compte de sa population, c’est au Royaume-Uni (861,65 euros), en Norvège (851,61 euros) et au Danemark (816,75 euros) que les dépenses en ligne moyennes par habitant sont les plus élevées, pays dans lesquels les ventes internet comptent pour une part substantielle des ventes totales de détail. À l’inverse, les dépenses en ligne par habitant peinent à décoller en Pologne (87,65 euros), en Italie (173,94 euros) et en Espagne (176,94 euros), avec des résultats bien en dessous de la moyenne européenne de 429,14 euros par tête, reflets d’une faible pénétration du e-commerce sur ces marchés[3]. En France, les dépenses en ligne par habitant sur l’année 2010 atteignent 507,84 euros, permettant au pays d’arriver en milieu de classement.
En 2010, le e-commerce a représenté 5,9% des ventes totales de détail en Europe et cette proportion pourrait atteindre les 6,9% en 2011[1]. La France se situe ainsi à la 6e place avec 6%, derrière le Royaume-Uni (10,7%), l’Allemagne (8%), la Suisse (7,4%), le Danemark (7%) et la Norvège (6,8%). Les pays européens où le commerce en ligne reste encore émergeant sont l’Italie (3,3%), l’Espagne (3%) et la Pologne (2,5%). Les causes les plus vraisemblables de cet écart sont comparativement, le plus faible taux de pénétration de l’Internet et par conséquent l’immaturité du e-commerce dans ces pays. Toutefois les ventes sur Internet connaissent une croissance exponentielle dans ces pays et la Pologne affiche la plus forte croissance européenne en matière de ventes en ligne avec 35% entre 2009 et 2010 [1].
La consommation en ligne
En 2010, les cyberacheteurs français ont dépensé en moyenne 1208 euros chacun pour 26 articles achetés au prix unitaire moyen de 46,50 euros[3]. En Europe, la moyenne des dépenses en ligne par consommateur a atteint 1072 euros pour un total de 25 articles au prix unitaire moyen de 42,88 euros. Les cyberacheteurs britanniques, les plus dépensiers d’Europe en 2009, se sont fait ravir leur première place par les consommateurs danois qui ont dépensé en 2010, 1652 euros chacun sur le net, contre 1516 euros au Royaume-Uni. Les acheteurs polonais (367 euros), du Benelux (736 euros) et espagnols (795 euros) sont ceux qui à l’inverse ont dépensé le moins sur Internet [3].
En moyenne, ce sont les consommateurs britanniques qui ont acheté le plus d’articles sur Internet en 2010 (41) tandis que les Polonais se sont contentés de seulement 16 produits. A 46,50 euros, le prix d’achat moyen sur Internet en France est de 26% supérieur à celui du Royaume-Uni, qui avec 36,96 euros est l’un des plus bas d’Europe. La Norvège qui se classe pourtant avant-dernière du classement européen en termes de ventes totales sur Internet (4,9 milliards d’euros), connait la plus forte moyenne de dépense par article (79,75 euros) tandis que la Pologne connait la plus faible (22,93 euros) [3].
« Les résultats des ventes sur Internet en Europe dépassent aujourd’hui ceux du marché nord américain et cette tendance devrait aller en s’accélérant dans les prochaines années », analyse Nicolas Jornet, Directeur de Kelkoo France. « Avec une croissance de ses ventes en ligne de 26% en 2010, la France affiche une dynamique plus importante que celle des Etats-Unis aujourd’hui à 11,4%. Tout logiquement, 2011 devrait voir cette tendance s’accentuer et la part des dépenses en ligne dans le résultat global du commerce de détail français pourrait représenter 7,3 centimes de chaque euro dépensé. Tandis que le commerce de détail montre encore quelques signes de faiblesse avec une croissance française attendue de 2,2% en 2011, le e-commerce a permis au secteur de conserver une tendance positive en imposant une croissance à deux chiffres qui devrait se confirmer cette année. Les indicateurs montrent que les cyberacheteurs français retrouvent peu à peu le moral, les dépenses en ligne devraient ainsi progresser de 24% en 2011 ».
Perspectives des ventes en ligne en 2011
Bien que les ventes de détail en Europe devraient augmenter en moyenne de 2,5% en 2011 (2,7% en Allemagne, 2,2% en France et 1,4% au Royaume-Uni) [4], les ventes en ligne devraient croître de manière bien plus significative avec une moyenne de 18% soit 31 milliards d’euros pour un chiffre d’affaire total de 202,9 milliards [1]. Ces prévisions se fondent sur le prolongement des tendances actuelles générales du commerce en ligne en regard de l’amélioration économique de la plupart des pays et du fort développement du marché en ligne dans des pays tels que l’Espagne, l’Italie et la Pologne.
En 2011, les cyberacheteurs français devraient dépenser en moyenne 1441 euros chacun, soit 19,2% de plus qu’en 2010. A titre de comparaison, la moyenne européenne devrait se situer à 1226 euros par cyberacheteurs pour une progression de 14,3%. Le Royaume-Uni sera le seule marché européen à voir ses dépenses en ligne représenter plus de 10 % des dépenses totales des consommateurs, avec un part de 12% attendue pour 2011. Toutefois, c’est aussi le pays avec le taux de croissance le plus faible en Europe (14%), ce qui peut être attribué notamment à la maturité du marché ainsi qu’à une situation économique incertaine, affectée par l’augmentation récente de la TVA et les restrictions budgétaires du gouvernement.
La France continuera d’être l’un des trois plus importants marchés du commerce de détail en ligne en Europe, avec des prévisions de ventes de 38,7 milliards d’euros, derrière le Royaume-Uni (59,4 milliards) et l’Allemagne (45,1 milliards). La France (24%) et la Pologne (33,5%) devraient expérimenter la plus forte croissance de ventes de détail en ligne en 2011, passant respectivement de 31,2 milliards à 38,7 milliards et de 3,37 à 4,51 milliards, notamment en raison d’un nombre élevé de consommateurs réalisant leurs premiers achats sur Internet. Des taux de croissance élevés sont aussi attendus en Suède et en Norvège (22%), au Benelux (20%) et en Espagne (19%) [1].
« Au cours des 5 dernières années, le e-commerce s’est considérablement amélioré notamment grâce à la démocratisation des accès Internet illimités, des moyens de paiement simples et sécurisés et du m-commerce. Ces facteurs combinés ont permis d’attirer 5 millions de nouveaux cyberacheteurs à travers l’Europe l’année dernière et devraient permettre au secteur du e-commerce de poursuivre son développement », ajoute Nicolas Jornet, Directeur de Kelkoo France.
« Aucun signe ne nous laisse envisager un quelconque désintérêt des consommateurs pour l’achat en ligne dans un avenir proche. Du fait d’un contexte économique encore incertain, il n’est pas étonnant de voir les consommateurs se tourner vers l’Internet plus que vers la distribution traditionnelle, et particulièrement lorsqu’ils peuvent réaliser des économies de 15% par rapport aux prix de vente conseillé. Force est de constater que la récession a amplifié l’attrait de la distribution sur Internet, à l’heure où les consommateurs français sont plus que jamais déterminés à économiser le moindre centime. Nous prévoyons ainsi une croissance des ventes sur Internet de 24% en France cette année, ce qui pour d’autres secteurs d’activité pourrait sembler peu réaliste »
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Notes aux rédacteurs
1. Vente Internet par pays et prévisions 2011 (totaux en milliards d’euros)
2. Toutes les données de l’étude « Tendances du commerce en ligne 2010 » proviennent d’un rapport commandité par Kelkoo et réalisé par the Centre for Retail Research, Nottingham en décembre 2010. Le rapport analyse la croissance des ventes en ligne (e-commerce et ventes Internet) dans 13 pays d’Europe : Belgique, Allemagne, France, Danemark, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Espagne, Suède, Suisse et Royaume-Uni. Les résultats pour les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ont été combinés en raison de leur taille relative. Les ventes Internet de ce rapport concernent les ventes ou le transfert de marchandise (dont les logiciels) et tous les services associés tels que l’expédition ou les acomptes acquis par au moyen d’Internet par le consommateur final. La définition ici utilisée tient compte et respecte le nouveau standard de mesure du e-commerce global tel que ratifié en 2010. Cette étude compare les dépenses de détail (telles que définis dans le nouveau standard) et exclut les dépenses en ligne relatives à l’achat de ticket, de voyage, d’automobile, d’essence, à la pornographie, aux assurances et aux services financiers. Cette étude est la première à être publié tout en étant en accord avec le nouveau standard. Le taux de change appliqué : au 3 décembre 2010, 1£ = 1,1805€. Les données de la période précédente ont également été converties selon ce taux.
3. Ventes en ligne par client et par personne
4. Variation des volumes de ventes
A propos de Kelkoo
Kelkoo, l’un des moteurs de shopping leaders en Europe, a pour objectif de rendre le shopping plus facile, plus rapide, plus agréable et surtout plus qualitatif en offrant aux internautes une large gamme de produits.
Avec une interface ergonomique et une navigation fluide, Kelkoo est le pionnier de son domaine.
Les innovations de Kelkoo incluent la recherche par popularité et par mot clé, ainsi que des conseils d’experts.
Printemps 2008, à l’initiative du Secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique et de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance Kelkoo, une charte de confiance pour les sites comparateurs de prix a été rédigée et signée par 7 comparateurs, dont Kelkoo.
Créé en France en 1999, Kelkoo est présent dans 10 pays européens et aux Etats-Unis depuis juillet 2010 avec le lancement de Kelkoo.com en version beta. Le site est fréquenté par des millions de visiteurs chaque mois. Avec plus de 6 millions d’offres référencées en France et 14 des 25 premiers e-commerçants français présents sur le site (source: Comscore, septembre 2010), Kelkoo permet aux sites e-commerce d’acquérir une audience qualifiée et de répondre aux besoins spécifiques des consommateurs.
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